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Leipzig, destination à visiter en 2010 selon le New York Times

In Tourisme Tripant on 28 janvier 2010 at 12:08

Leipzig se retrouve classée 10ème parmi les 31 sites du monde à visiter en 2010 selon le New York Times. C’est la seule destination allemande à avoir été sélectionnée pour faire partie de ce classement prestigieux, dans lequel elle se place juste avant Los Angeles !

Pourquoi visiter Leipzig en 2010 ?  225ème anniversaire de Bach, 200ème anniversaire de Schumann, une incontournable rétrospective en avril consacrée à Neo Rauch (au MBDK qui propose également d’autres magnifiques expositions), la star de la « Nouvelle École de Leipzig » qui domine le monde de l’art contemporain depuis une dizaine d’années.

Neo Rauch, Der nächste Zug, 2007.

Mais  on vient aussi pour découvrir ses espaces de création comme la gigantesque Spinnerei, une ancienne filature de coton comprenant galeries, espaces d’expositions et de spectacles, café, cinéma et une pension atypique. On y vient aussi pour l’effervescence de sa scène musicale, notamment electro avec les labels indies Moon Harbour Recordings (label du le DJ Matthias Tanzmann) et Kann Records (Sevensol), et pour les artistes qui investissent les friches industrielles et font vibrer le public du festival Pop Up.

La Spinnerei

Nous ajouterons son fameux salon du livre au printemps, son incroyable festival gothique WGT dont TAKT vous a déjà parlé, ses lieux alternatifs et ses nuits endiablées… Leipzig, un des sites incontournables de l’Allemagne créative chère à TAKT !

La Gazette de Berlin lui consacre pour cette occasion un article (par Cécilia Coulon) et a recueilli les impressions d’une étudiante française ayant vécu deux ans à Leipzig:

« C’est un des derniers bastions de gauche de l’Allemagne réunifiée, avec un mode de vie et un mode de pensée alternatifs, un esprit contestataire et non-violent. C’est la « coolitude » de Berlin à petite échelle, on est à moins de 20 minutes de tout à vélo, on se crée un réseau social plus facilement. C’est une ville étudiante très importante qui propose un très large choix d’enseignements, avec un afflux estudiantin des quatre coins du globe. La galerie de la Spinnerei joue un rôle sur la scène internationale de l’art contemporain. C’est aussi une ville qui a gardé in extremis son patrimoine architectural Art Nouveau donc qui a un charme très particulier. Mais à Grünau, quartier pauvre, il y a des HLM moches et des néonazis. D’ailleurs, la Saxe est le seul Land à envoyer des députés du NPD au Bundestag. Sinon c’est une ville verte avec des parcs partout, lieux de sociabilité incontournables. L’été, c’est génial, entre les balades en canoë sur le canal Karl-Heine et les bains de soleil au Cospudener See , le « Cossi » pour les intimes. Les friches industrielles, qui sont les vestiges de la RDA, n’en finissent pas d’inspirer et d’étonner les gens.

C’est ça, Leipzig, c’est une ville palimpseste et inspirante, une ville qui a souffert et qui a vécu. On sent qu’il y a un passé, une identité, une âme. Et que les gens de toutes générations y sont sensibles et tiennent à garder ce truc indéfinissable qui fait la force et la singularité de Leipzig. C’est Dresde en bordel, c’est Berlin en village. Parce que Dresde, c’est aussi une ville importante de l’Est, mais elle a été reconstruite, et ce très beau patrimoine architectural, fait de Dresde une ville « vitrine » avec d’un côté le centre ville si joli et de l’autre côté du fleuve les vrais gens et la vraie vie. A Leipzig, tout est mélangé. Tous les quartiers sont intéressants, il n’y a pas vraiment le quartier « vedette » et les autres. C ’est une ville qui se laisse découvrir, elle n’en met pas plein la vue, comme ça, au premier abord, elle est discrète. La première fois que les gens viennent, ils trouvent la ville peu séduisante. Et puis ils restent un peu, et puis ils aiment Leipzig et ils ne veulent plus jamais partir. Autre argument : la vie n’est pas très chère à Leipzig. Tu sors en boîte pour 2 euros, et t’as même pas besoin d’être bien habillé ! »

Leipzig sur le site de TAKT

Berlin, cité des pierres, ville de fumée

In Tambouille d'Arts on 19 janvier 2010 at 17:39

Un roman graphique de l’américain Jason Lutes, dont les deux premiers tomes (Berlin, la cité des pierres et Berlin, ville de fumée) sont sortis aux éditions Delcourt.

Berlin, années 20, sous la République de Weimar. Une ville fourmillante, avant-gardiste, chaotique,  où se croisent et s’entrechoquent les différents mouvements artistiques et politiques.  Jason Lutes dépeint une époque violente : affrontements entre les « rouges » et les nationaux-socialistes, milices et combats de rue, dérapages des forces de l’ordre, éclopés de  la guerre de 14-18 et prostituées,  molestages de juifs, arrières-cours miséreuses dans lesquelles s’entassent les ouvriers, travaux difficiles à l’usine…

Dans le tourbillon des événements, on suit la jeune Marthe Müller, venue de Cologne étudier aux Beaux-Arts, et Kurt Severing, journaliste chevronné, politiquement modéré, qui assiste avec effarement à la montée des extrêmes, en essayant de décrypter son époque. On suit d’autres personnages aux prises avec les combats et les espoirs d’une époque, comme Gudrun, que son mari Otto a jeté dehors, car elle a des sympathies communistes tandis que lui est chez les nationaux-socialistes.

Dans le second volume de la trilogie on assiste à la déliquescence de l’État, l’envenimement de la situation politique avec la montée inexorable des extrémismes, le tout dans l’atmosphère décadente des années folles, du jazz, des cabarets enfumés avec leurs artistes et leurs femmes à cravates. Les combats se font de plus en plus violents, chacun prend brutalement parti, ce qui provoque l’écœurement et l’immense inquiétude du pacifiste Kurt, tandis que Marthe s’enivre dans les folles nuits berlinoises.

Le dessin en noir et blanc est simple, clair, la ville est bien reconstituée (moyennant quelques erreurs que l’auteur s’est engagé à rectifier au fur et à mesure des rééditions), certaines planches sont de véritables instants poétiques au milieu du chaos de la ville.  On ne s’attache peut-être pas assez aux personnages, quelque chose ne prend pas, Jason Lutes à force de vouloir nous offrir un panorama très complet de la ville et de l’époque finit par égrener les poncifs et nous perdre un peu. Il s’agit cependant d’une belle bande dessinée d’ambiance, qui offre un témoignage très juste de cette époque, et on attend maintenant le dernier volume de la trilogie.

Joyeux Noël/Frohe Weihnachten!

In Tourisme Tripant on 23 décembre 2009 at 17:23

Toute l’équipe de TAKT vous souhaite de joyeuses fêtes et un bon début d’année 2010 !

Berlin: Fernsehturm et Grande roue

Marché de Noël: amandes, noix, noisettes, cacahouètes grillées

Marché de Noël: cœurs en pain d’épice

Taverne